J'ai recommencé ce billet des dizaines de fois.
Mais chaque fois, ça n'allait pas. Ça ne me plaisait pas.
J'étais parti pour te parler de mes vacances avec Papily.
De ma semaine avec lui.
Du temps passé dans son jardin.
À le regarder, à l'écouter. À observer à ses côtés.
Je voulais te décrire la serre aux aromates. Cet endroit magique... C'est lui qui l'a entièrement construite !
Je voulais te raconter son incroyable cheminée, toute de briques encastrées, son fauteuil en cuir tout écorché, ses pipes lustrées, alignées sur le buffet.
Je voulais partager avec toi les odeurs, les repas, les confits de canard et les terrines de lapin, les crumbles aux pommes, les tartelettes au citron.
Mais finalement, rien de tout ça.
Tout a disparu dans ma tête. Il ne reste plus rien que cette étrange découverte.
J'ai la terrible sensation que rien ne sera plus jamais comme avant.
Allez, je ne te ferai pas mariner plus longtemps. Autant que tu le saches toi aussi.
Bon, je me lance.